
NOUVELLES
AIDES DE JEU
RÈGLES
LÉGENDES
MEUTE
CASTES
DIPLOMATIE
FORUM
CHASSES
TANIÈRE
RECRUTEMENT
LIVRE
D'OR
MESSAGER
LIENS |
|
|
|
L'immense
salle principale du Tombeau de Tal Rasha était plongée dans une pénombre
inquiétante et glaciale.
Dans
un recoin éloigné, une torche projetait sa pâle lueur sur les parois
poisseuses de granite vert.
Une
bien faible source de lumière, insuffisante pour permettre à Aragorn
et à son frère de Clan, Kennor de distinguer correctement leurs
ennemis. Pourtant, ils pouvaient ressentir leur présence. Elles étaient
là, tapies dans l'ombre, des dizaines de créatures diaboliques, prêtes
à fondre en masse sur leurs carcasses endurcies de Barbares, misant
sur le nombre pour en venir à bout. Et cela, ils en étaient
conscients. Le nombre allait finir par avoir raison de leur résistance
hors du commun, et leurs forces s'amenuisaient au gré des coups
formidables qu'ils assénaient aux Morts Ardents, sans cesse réanimés
par les Unravelers.
Dans
le tumulte du combat, ils s'étaient progressivement rapprochés et se
trouvaient désormais dos à dos, épées au poing, tous les muscles
de leur corps tendus à l'extrême. Les Forces du Mal finissaient de
se rassembler pour une attaque décisive, Éventreur, Seigneurs des
Goules et Cadavres Embaumés, semblaient attendre un signal d'outre-tombe,
avant de se jeter toutes griffes dehors sur les téméraires
guerriers. Dés lors, ce n'était plus qu'une question de minutes. Les
deux compères se préparèrent mentalement à la violence foudroyante
de la prochaine attaque ... Et ils s'aperçurent très vite que leurs
deux seules épées, même frappant de concert et ce, jusqu'à la
limite de leurs forces, ne suffiraient pas à repousser le nombre
incroyable de Suppôts de Satan qui déjà les encerclaient de part en
part.
Leur
avenir se présentait sous les plus mauvais auspices, mais résignés,
ils étaient bien décidés à emporter avec eux dans la mort le plus
grand nombre possible de ces lâches décérébrés.
La
première rangée d'ennemis fût littéralement réduite en bouillie.
Les immenses lames se frayant un chemin à travers les crânes moisis,
pourfendant les corps avec autant d'aisance qu'une pierre traversant
un mur d'eau. Sang, tripes, muscles et boyaux jaillirent instantanément
des horribles plaies béantes
que les Barbares ouvraient dans les entrailles de leurs adversaires.
Bientôt,
les murs alentours dégoulinèrent de matières visqueuses et
malodorantes, ils
semblaient prendre vie, recouverts qu'ils étaient, de lambeaux de
chair palpitantes ...
La
bataille faisait rage et les Barbares tenaient bon.
Mais
hélas, et comme prévu, le nombre toujours croissant de créatures démoniaques
finit par payer, et la détermination des deux comparses, aussi féroce
soit elle, ne pourrait bientôt plus contrer l'inévitable ...
Quand
soudain ...
Une
série de sifflements stridents et furtifs se détachèrent du vacarme
ambiant et
annoncèrent l'avènement d'un renouveau d'espoir.
Des
flèches magiques, propulsées à une vitesse défiant l'entendement, vinrent
faucher les rangs des assaillants de long en large, explosant au
contact en des centaines de shrapnels glacés, figeant sur place les
cibles mitoyantes. Dans le même temps, une demi douzaine de Mages
Squelettes, précédé d'un Golem de Feu, s'engouffrèrent dans l'immense
salle obscure par les issues disséminées alentours. La violence dont
fit preuve le Golem à l'encontre des êtres maléfiques, fut dévastatrice,
et la précision des Boules de Feu lancées par les Squelettes ne
laissât aucune chance de repli à ceux qui, abasourdi par le soudain
retournement de situation, tentèrent d'échapper aux griffes de leurs
Boureaux imprévus ...
"Regarde
Aragorn !," s'écriât alors Kennor, "C'est Discorde et
Zorma !, ils viennent nous porter main forte !"
A la vue de leurs amis, les deux hommes retrouvèrent un second
souffle, et puisèrent au plus profond d'eux même leurs dernière réserve
d'énergie. Comme mus par une force irrésistible, ils entreprirent
alors de débarrasser de ce monde les Mort-Vivants qui s'acharnaient
encore sur leurs armures, maintenant usées jusqu'à la limite de leurs
résistances.
Quelques
coups d'épées sauvagement assénées et voilà que le combat, enfin,
arrivait
à
son dénouement.
La joie et le soulagement que ressentirent Aragorn et Kennor à ce
moment, les fît vaciller sur leurs jambes et ils s'écroulèrent, épuisés
mais sauf, au milieu des cadavres désarticulés.
"Alors
?," dit Zorma à la vue des deux Barbares avachis, couverts de
tripes et de sang
jusqu'aux
casques, "on ne peut pas vous laisser seul deux minutes ? il faut
toujours que vous vous mettiez la moitié de la population de
Sanctuary aux trousses ? ...
Je ne comprend pas ... Vous ne seriez pas un peu chamailleurs par hasard
? ..." Et
sur ces mots, ils partirent tous les quatre dans un fou rire magistral
et salvateur, dont l'écho se fît entendre jusqu'au fin fond des
sinueux couloirs du Tombeau de Tal Rasha, débarrassé à jamais des
Serviteurs du Demon
...
Aragorn
Elessar.
|
|
BATTLE
OVER KHANDURAS'S HILLS.
|
Une
brume noirâtre remonte lentement le flanc des collines qui se font
face, emplissant
l'air de volutes sombres et inquiétantes. D'un
coté, cinq cents hommes, sorciers et guerriers, alliés pour
combattre les
Armées de la Mort, qui déjà se sont rassemblées pour leur faire
front. De
l'autre, plus de deux milles créatures tout droit sorties de l'enfer:
goules
nauséabondes aux corps en putréfaction, démons cornus aux muscles saillants
montés sur pattes de boucs, squelettes décharnés miraculeusement
ramenés
à la vie par quelques incantations maléfiques ... Vision
de cauchemar pour quiconque en est témoin, cette
"multitude" grouille
en
une danse désordonnée. Aucun de ces êtres malfaisant n'étant doté
de
conscience
propre, ils n'ont qu'un but: tuer, et les voilà, trépignant d'impatience
de se jeter au combat et de goûter au sang chaud de l'ennemi humain.
Mais
celui-ci ne compte pas se laisser faire. Une
tribu entière de Barbares les attend sur le pied de guerre, arborant de
lourdes et rutilantes armures que le commun des mortels ne pourraient
pas même soulever. De même que leurs haches d'ailleurs, dont
certaines sont une
fois et demi plus longue que leur possesseur et doivent bien peser
un
tiers de leur poids! Mais plus incroyable encore: certains d'entre eux
en utilisent deux à la fois !!! Bons
nombres de Paladins sont également présents pour diriger et
harmoniser
les
troupes, et le soutien tactique est assuré par une double rangée
d'Amazones,
dont les arcs bandés au maximum sont prêts à cracher leurs flèches
de feu sur les hordes adverse. En retrait, les Sorcières méditent
pour atteindre une concentration parfaite, nécessaire à l'élaboration
de leurs sorts les plus dévastateurs, pendant que quelques puissants
Nécromanciens, qui pour le bien de tous, ont temporairement mis de
coté leur nature asociale, s'affairent à invoquer Golems et Mages
Squelettes en très grand nombre, pour gonfler les rangs alliés avant
le moment fatidique.
Or,
une voix s'élevant très haut parmi le brouhaha général, vient
donner le signal pour que se déclenche l'apocalypse: c'est Karùndrim
le Paladin, combattant suprême de l'église de Zakarum qui s'adresse
à ses troupes :
"A
moi mes frères, SUS A L'ENNEMI !!!".
Et
c'est bien de l'apocalypse dont nous parlons...
Car
aussitôt, des centaines de projectiles enflammés illuminent le ciel
et viennent
s'écraser sur les rangs des Morts Vivants, pénétrant les chairs putrides
et déchiquetant tout sur leur passage, embrasant les arbres alentours
dans un déluge de flammes intarissables. Au
même moment, les Paladins lancent en masse leurs diverses Auras
offensives
et
défensive, accroissant la résistance des troupes et démultipliant
leurs forces, alors que les guerriers se ruent déjà au combat,
hurlant leur rage
dans une frénésie incontrôlable, brandissant haches et épées, les
mâchoires
serrées prêtes à céder sous la pression qui déforme leurs visages
en un rictus de haine, les rendant presque aussi effrayant que leurs
ennemis jurés.
Dans la violence inouïe de l'attaque, Les premiers rangs des
Morts-vivants sont très vite décimés. Les lames fauchent l'air, décrivant
de grands arcs de cercle. Elles ne rencontrent aucune résistance en
traversant de part en part les corps déjà morts des soldats du
Diable. Des gerbes de substances visqueuse jaillissent à chaque
impacts, cinglant le visage et les armures des agresseurs, bientôt méconnaissables
sous une épaisse couche de matière innommable. Les Nécromanciens
dirigent leurs propres troupes intelligemment, ordonnant aux uns de
frapper ici, aux autres de se regrouper par là. Ils donnent leurs
ordres avec une incroyable efficacité, agitant les bras tels des
chefs d'orchestre majestueux.
Au
plus fort de la bataille, c'est maintenant aux sorcières d'entrer en
jeu.
De
leurs mains et de l'extrémité de leurs bâtons magiques, naît l'Armageddon:
Un formidable balai des éléments se dessine au dessus du champ de
bataille, Le Feu, La Foudre et La Glace se déchaînent soudainement,
apprivoisés par ces enchanteresses depuis des générations. Des
boules de feu gigantesques s'abattent sur des colonies entières de créatures
impuissantes, carbonisant instantanément toute forme de vie. Les
pauvres drilles ont juste le temps de pousser des hurlements de
terreur avant d'êtres réduits à l'état de cendres fumantes.
Les
chanceux qui ne périssent pas brûlés bénéficient d'un sursis bien
précaire, car ils se voient transpercés par des Epieux de Glace acérés,
explosant à l'impact et ralentissant la fuite des couards, tentant de
fuir alentour. Ceux-ci deviennent alors une proie facile pour les
Traits de Foudres qui sillonnent les bois, à la recherche de leurs
cibles. Bien entendu, les Magiciens Noirs ne sont pas en reste et
infligent eux aussi des dommages similaires aux troupes alliées, mais
la hargne dont font montre les guerriers Barbares et Paladins, à
bientôt fait de prendre le dessus. Et de cette multitude, qui
grouillait encore quelques heures auparavant, il ne reste déjà plus
qu'un petit nombre d'âmes éparses, pourchassés sans pitié par
leurs assaillants, bien décidé à ce qu'il n'en reste pas un seul
sur pied.
Et
c'est au milieu d'un énorme charnier, s'étalant au creux des deux
collines
qu'une immense clameur s'élève à présent: c'est le cri de victoire
poussé par
les survivants du massacre. Les bras levés vers le ciel, ils s'égosillent
en contemplant le paysage dévasté qui s'offre à leurs yeux. Des
cadavres démembrés, déchiquetés recouvrant le sol tout autour
d'eux, des flammes léchant les chairs tuméfiées, répandant une
odeur de viande grillée infecte, dépeignant un spectacle ressemblant
en tout points aux descriptions faites de l'Enfer.
Ils
ne sont plus qu'une centaine, la plupart couvert de blessures
terribles,
certains
d'entre eux ayant perdus leurs meilleurs amis durant le combat.
Mais
qu'importe, ils savent tous que la victoire remportée ici valait bien
tous ces sacrifices, car désormais, ils seraient débarrassés de la
Vermine Noire, celle-là même qui semait la terreur depuis de
nombreuses années au sein
de la Terre Sacrée, berceau ancestral de leur peuple
depuis la nuit des temps, témoin immuable de leur histoire à travers
les âges. En remportant la victoire aujourd'hui, ils assurent à leur
descendance un avenir de paix et de prospérité... jusqu'à ce qu'une
autre colonie de créatures démoniaques fasse son apparition. Mais là
encore, leurs pairs se dresseront contre l'invasion étrangère,
dussent-ils à nouveau y laisser leur vie ...
Aragorn Elessar.
|
|
"Il le sait
Il le sent
Il le voit
Il est là.
Devant lui, sa proie
Armée comme un dieu
Epée, bouclier, armure
Il connaît même la magie
Ses pouvoirs sont renommés
Partout dans la région
Mais, pour lui, aucun choix
Il doit tuer sa proie
Il la traque depuis des jours
Maintenant, au combat..
Sans hésiter il saute
De nulle part, des ombres
Mais il s'est fait voir
En un instant la clairière
Est emplie de squelettes
Déshonneur aux morts
Ils sont ses servants
Il fonce dans la horde
Détache les os
Les fracassants
Les brisants
Faisant son chemin vers sa proie
Il sent la rage
Monter dans sa tête
Tous les squelettes
Réduits en poussière
Il se met à grogner
Face à face.
Sa proie n'a pas peur
Mais il fonce avec rage
Prêt au combat.
Le combat est dur
Car la proie est forte
Mais jamais il n'oserait
Abandonner sa proie
La fuite serait pire
Qu'une trahison
Déshonneur total.
Un instant d'inattention
La lame coupe son visage
Surpris, il recule.
Puis se livre à sa rage
Il saute d'un bond ferme
Parvient a sa proie, la renverse.
Ses crocs déchirent la peau
Les muscles, les tendons
Rien ne résiste
À la puissance du chasseur.
La proie tuée
Il a vengé la meute."
Ezechiel
|
"Les cieux tombent en eau
Les éclairs et le tonnerre
Font
peur aux villageois
Ils entendent des loups.
Ou est-ce des chiens?
Le guerrier du village part en fuite
Se sauvant d'un mort affreuse.
Etre mangé vivant.
Il court, mais il trébuche.
Ses yeux couverts de boue,
Vite dégagée par ses larmes.
Mais c'est trop tard
Les grognements sont proches
Il n'aurait pas dû.
Il n'aurait jamais dû
Attaquer la meute.
De son épée, il a tué
Un de leur frères.
Maintenant c'est lui la proie
Il crie mais en vain
Car personne ne vient.
Qui voudrait y aller
Alors qu'un guerrier
Se fait tuer
Tandis qu'ils ne sont
Que de pauvres paysans
Il les avait traqués
Ensuite ils l'ont traqué.
Le chasseur est chassé.
Les crocs déchirent sa chair
Ils l'ont attrapé.
Il crie de douleur
Mais surtout de terreur.
Ses membres sont détachés
Ses os sont broyés
Il s'évanouit dans la douleur
Son cœur ne bat plus
Les Chiens s'en vont
Les vautours vont s'en occuper
Leur festin est terminé
Leur frère est vengé."
Ezechiel |
|
"Quand le vent glacé souffle sur la plaine,
Et que le loup hurle sous la lune blême,
Hâtez vous, rentrez dans vos chaumières
Car les Chiens sont partis en guerre
...
Mais si lors de notre traque nos routes se croisent
Le Destin ne t'offre alors que deux choix :
" Passe ton chemin ou rejoins la meute "
Mais ne nous barre pas le passage,
Car la meute en chasse n'a ni peur ni pitié
...
Lorsque la tanière du démon est enfin trouvée,
Que nos crocs acérés lacèrent ses chairs,
Quand la douce chaleur de son sang
nous caresse le palais,
Rien ne peut arrêter la rage qui nous prend,
Que la mort de notre ennemi.
Mais même après la mise à mort,
La chasse continue encore,
Car le mal périra sous ses infinies formes..."
Ragnar,
KerNünnos et Sardaar.
|
"Ils ne sont que deux, face
s face dans la plaine,
Mais sans mal, on pourrait penser qu'ils soient cent.
Forte est la tension, plus forte encore la haine,
Que l'on peut sentir se propager dans le vent.
La pâle lueur de la lune, haute dans le ciel,
Renforce le coté mystique de l'instant présent.
Donnant aux objets des allures irréelles,
Baignant de mystère la scène et ses belligérants.
Leurs silhouettes rappellent celles des princes,
Tous deux parés d'armures aux reflets chatoyants.
Le destin les unit au fond de cette province,
Pour laver un affront fait il y a fort longtemps.
Alors donc les voilà, leur sort entre les mains,
Tout comme leurs épées, qu'ils brandissent à présent.
Chaque secondes les rapprochent de leur rude destin,
Chaque instant scelle un lien vers un vil dénouement.
Quand soudain c'est le choc, car vif comme l'éclair,
L'un des deux se décide à frapper le premier.
Dans un fracas terrible se croisent les fers:
"Il faudra plus que ça pour me faire trépasser"
Le combat s'annonce rude, on a donné le ton,
Et du silence passé il ne demeure guère.
Et les coups qui fusent dans toutes directions,
Viennent frapper le métal dans un bruit de tonnerre.
Mais voilà que soudain le vacarme n'est plus.
Et alors que tout deux restent là, immobiles,
L'un des guerrier s'effondre, touché en plein cœur.
Remerciant son épée, sa fidèle Andùril.
Aragorn, c'est son nom, se dresse fier, vainqueur."
Aragorn Elessar.
|
|
|